- L'histoire de notre commune

Agréablement située sur un rebord du plateau de la Brie, que contourne le Rû Bicheret, et bénéficiant des ombrages du Bois de Chigny, notre commune de 545 ha s'étend à l'est de la ville de Lagny-sur-Marne.
En 1801, sa population comptait 529 habitants, 580 en 1901, pour arriver à 4202 habitants au dernier recensement (2002).

Montévrain vient de Mons Évrinus, du nom d'un propriétaire des lieux. S'agit-il du prêtre Évrin (Evrinus en latin) qui donna le territoire de l'actuelle commune à l'abbaye de Lagny où il fut enterré en 1077 ?
Le nom de Montévrain est pour la première fois mentionné en 1036 dans un texte évoquant le don d'un autel ou d'une église dédié à Saint Rémy à l'abbaye de Lagny par Imbert, évêque de Paris.
L'église actuelle peut très bien conserver des vestiges de cette époque. Il s'agit des arcades en plein cintre qui séparent la nef des bas-côtés.


Eglise

Cette église est sans doute l'un des monuments les plus intéressants de la commune, c'est en tous cas l'une des plus anciennes de la région.
C'est vers 1140 que fut construit le clocher flanqué de son absidiole. La voûte du chœur avec ses croisées d'ogives date du XIIIème siècle. A l'entrée du chœur, la pierre tombale est celle du vicaire Michel Parent mort en 1514. Dans le collatéral nord, d'autres dalles ont été scellées sur le mur, dont celle d'Anne de Crouy (1521), femme du chevalier Louis de Vion, dont les armoiries visibles sur cette pierre ont inspiré l'actuel blason de Montévrain. L'élément principal du mobilier est le maître-autel avec sa belle décoration sculptée du XVIIIème siècle. La cloche de 1620 nommée " Rémye " a été refondue en 1868.
L'église de Montévrain a été classée monument historique en 1928.


Ferme des Corbins

Au sud, face au village, se trouve la ferme des Corbins, imposante dans son cadre de verdure. Elle tire son nom des Corneilles. Précédemment propriété de l'Assistance Publique, elle appartenait jadis aux frères de la Charité de Paris. Il en subsiste de fiers bâtiments dont une salle voûtée reposant sur d'importants piliers hexagonaux (XVIème siècle). Aujourd'hui la ferme des Corbins est un club hippique parmi les plus réputés de la Seine et Marne.


En 1429 et en 1430, Jeanne d'Arc effectue 3 séjours à Lagny. La tradition veut qu'elle soit passée à Montévrain faire ses dévotions dans l'église. On raconte que les habitants auraient construit rapidement un pont qui permit à Jeanne et à son armée de franchir le lit encaissé du Bicheret : il s'agirait du pont dit " Pont Jeanne d'Arc " bien que cette appellation soit récente, c'est le seul pont aussi ancien de la région.


La Grange au Bois

Déjà connue au XVIème siècle, la propriété de " La Grange au Bois " servait de maison de plaisance aux abbés de Saint-Pierre de Lagny qui aimaient s'y retirer, dans une ambiance champêtre et boisée. Les bâtiments de cette grange, dont une partie remonte au XVIIIème siècle, abritent depuis 1974 un Centre d'Aide par le Travail pour jeunes handicapés.


Le moulin de Quincangrogne

Sur la Marne, "le Moulin de Quincangrogne" passe pour avoir été un rendez-vous de chasse du roi Henri IV. Les constructions actuelles, plus récentes, ont abrité une papeterie dont la marque a pris et conservé le nom de " Montévrain ", même si elle est aujourd'hui située ailleurs. Le Comité d'Entreprise de la R.A.T.P. est désormais le propriétaire des lieux et l'a aménagé en centre de vacances avec le terrain de camping attenant. Bien que son aspect ait beaucoup changé, il faut encore le considérer comme un rare témoin des nombreux moulins d'autrefois qui jalonnaient le cours de la Marne.


L'école d'Alembert

"La Ferme de la Folie " est devenue une colonie pénitentiaire, créée par Paul Cére en 1856. Incendiée en 1870, elle fut fermée et reprise en 1882 par l'Assistance Publique qui en fit l'École Professionnelle d'Alembert où l'on enseigne l'ébénisterie et l'imprimerie. Pendant la guerre de 1914-1918, l'école d'Alembert abrita l'hôpital temporaire n°76. Cela explique la présence du carré militaire du cimetière de Montévrain. En 1939-1940 fut installé un hôpital militaire complémentaire.
Il faut souligner que les trous percés dans le mur Est de ce cimetière datent de 1914, à l'époque de la bataille de la Marne ; c'est de cette direction qu'aurait pu arriver l'invasion ennemie.


Le site de Montévrain a attiré plusieurs artistes : les frères graveurs Eugène Froment (1844-1916) et Emile Froment (1866-1928), les peintres Léo Gausson (1860-1944) et Henri Lebasque (1865-1937). Le 26 Avril 1886, c'est là que mourut Eugène Isabey connu pour ses marines, fils du célèbre miniaturiste de la cour de Napoléon Ier. Le cimetière garde aussi la sépulture du sculpteur Constant-Auguste Thomsen (1869-1925), grand prix de Rome.


Pour Montévrain, fier de son passé, le présent signifie la recherche d'un équilibre sobre entre les impératifs du développement du secteur Est de la Ville Nouvelle de Marne la Vallée et le souci de garder son caractère de village briard typique, champêtre et reposant, auquel ses habitants sont passionnément attachés.

La commune de Montévrain est incluse dans le périmètre d’intervention de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Ville de Marne la Vallée (EPA-MARNE). De ce fait elle est en contact direct avec le secteur de développement du Projet Disneyland Paris et de ses extensions. Cette proximité immédiate lui permet de bénéficier de l’ensemble des infrastructures financées par l’Etat, la Région et le Département dans le cadre de la convention Disney.

Le territoire de la commune s’étend sur 545 ha dont 120 ha sont classés en espaces verts, 110 ha sont urbanisés à ce jour, 315 ha restent donc à valoriser dans le cadre du développement de la Ville Nouvelle de Marne la Vallée, et ce, conformément au Schéma de Développement et d’Aménagement de la Région Ile de France (SDAURIF).


- Une Commune tournée vers l'Avenir :

A ce jour, Montévrain est entrée dans le statut des communes de droit commun. Un protocole d’accord général a été signé entre l’Etat, la Région, le Département et Epa Marne, divisant en deux parties le territoire communal.
La totalité du territoire étant de compétence communale pour le droit des sols, le nord étant aménagé directement par la commune via la Société d’Economie Mixte de Montévrain (SEMM) et le sud étant aménagé par Epa Marne.

- Une population jeune :

Montévrain est donc passée du stade de commune rurale à celui de commune urbaine. En l’espace de 10 ans, 500 logements individuels et 110 logements collectifs aidés (PLA) ont été construits.

ANNEE
1985
1990
1996
1999
2004
NB D'HABITANTS
1270
1794
2413
3330
4389

 

- Développement futur :

Le développement futur de l’est parisien dans les années à venir est principalement situé autour du centre urbain du Val d’Europe, lui-même réparti sur les communes de Chessy, Serris et Montévrain. Le programme de cette urbanisation comprend la réalisation de 4 000 logements et de 500 000 m2 d’activités tertiaires et de services. Elément précurseur de ce vaste ensemble, les 90 000 m2 du Centre Commercial International du Val d’Europe, qui a ouvert ses portes à la fin de l’année 2000 autour de la nouvelle gare RER Serris – Montévrain.

Au nord et à la périphérie de ce projet très ambitieux, notre commune, par l’intermédiaire de la Société d’Economie Mixte de Montévrain (SEMM), développe deux Zones d’Aménagement Concertés (ZAC).

- La ZAC des Binâches d’une superficie de 38 ha, dont 7,5 ha d’espaces verts. Sur 24 ha, 300 logements individuels ont été construits. 7 ha, consacrés à des activités diversifiées, sont en cours de commercialisation.

- La ZAC des Frênes couvre une superficie de 60 ha, dont 22 ha d’espaces verts. Actuellement 450 logements collectifs ou individuels ont été construits. 15 ha, consacrés à des activités diversifiées, sont en cours de commercialisation.

Au sud, l’aménagement a été confié par la municipalité à Epa Marne.
Trois ZAC ont été créées :

- La ZAC de Montévrain Val d’Europe dont le programme prévoit la réalisation de
2 000 logements, 120 000 m 2 d’activités et de bureaux, 5 000 m2 de commerces et 1 000 chambres d’accueil hôtelier diversifiés à l’horizon de 2015 est en cours de
commercialisation.

- La ZAC de la Charbonnière : sur les 14 ha concernés par le programme, la
société BIC s’est implantée sur la moitié environ, elle y produit ses fameux stylos.

- La ZAC du Clos Rose, en cours de commercialisation, est également réservée, sur 30 ha, à l’activité économique. Cet espace, parti prenante du centre urbain du Val d’Europe et situé en articulation entre les secteurs III et IV de Marne la Vallée, représente à n’en pas douter, un élément moteur du dynamisme de l’ensemble de la Ville Nouvelle et au-delà de tout l’Est Parisien.